EQUIPE

La TraverScène est une compagnie de spectacle vivant créée à l’initiative de Julien Daillère en 2006 à Issy-les-Moulineaux, dans le département des Hauts-de-Seine. Début 2016, Julien Daillère a invité Linda Duskova à rejoindre la compagnie comme metteure en scène associée.

Julien Daillère

Il commence sa formation aux ateliers du soir du Théâtre National de Chaillot où il aborde les textes classiques avec Isabelle Rattier et les écritures contemporaines avec Monica Espina. Il se forme ensuite auprès de Patricia Koseleff à un théâtre corporel, dans une approche issue de la pédagogie de Jacques Lecoq. Il s’initie à la danse contemporaine auprès de Frédérique Robert.

En 2006, il crée la compagnie La TraverScène pour jouer un de ses premiers textes, Les contes de la petite fille moche, mis en scène par Patricia Koseleff. Ce premier spectacle, largement salué par la presse, a profondément marqué les débuts de la compagnie avec une tournée de près de 250 représentations en France. Plus récemment, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste, il met en scène Pont de Vernon, impressions en juin 2013, en semi-déambulation autour du pont avec musiciens, performeurs en live painting, danse, jonglage… La même année, il écrit et met en scène une adaptation du conte Hänsel & Gretel en coproduction avec la Maison des Arts de Créteil. En parallèle de ses activités de comédien, vidéaste et scénariste, il est l’auteur de plusieurs pièces dont Suis-je donc…? qui a paru en 2016 aux Cahiers de l’Égaré et dont il propose régulièrement des lectures-performances. En 2016, il travaille avec Linda Duskova sur la ré-écriture du spectacle Tue, hais quelqu’un de bien à partir d’un tableau de Jérôme Bosch. Il y jouera également comme comédien, ainsi que dans Das ist die Galerie, adapté de Paysage sous surveillance de Heiner Müller. Depuis l’automne 2015, il vit et travaille entre la France et la Roumanie où il étudie le processus de création théâtrale à l’image du système digestif dans le cadre d’un doctorat à l’Université des Arts de Târgu Mureș, en cotutelle avec l’Université de Cergy-Pontoise.

Linda Duskova

Metteure en scène et dramaturge, Linda Duskova, née à Prague en 1988, s’est formée à l’Académie des Arts Performatifs de Prague (DAMU). Suite à son admission au doctorat artistique SACRe au sein du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, elle vit et travaille actuellement entre Paris et Prague depuis 2013. Son intérêt particulier pour le dispositif visuel (photographie et dessin) et pour la création sonore se retrouve dans tous ses travaux. Elle est membre du collectif de mise en scène Open Source. Elle participe en tant que dramaturge et traductrice au festival du théâtre français à Prague Snez tu zabu. C’est dans le cadre de ce festival qu’elle a rencontré Julien Daillère, dont elle a traduit et mis en scène la courte pièce Shakespeare et Cervantes. Elle est responsable de l’atelier Musées soniques au sein du laboratoire Idéfi CréaTIC en collaboration avec le Musée du Louvre. Elle travaille avec la compositrice Lara Morciano sur sa création Estremo d’Ombra, réalisée à la Biennale de Venise 2015 et rejouée à Radio France en 2016, en coproduction avec l’IRCAM.

PRINCIPAUX PROJETS DE MISE EN SCÈNE

SPECTACLES
DAS IST DIE GALERIE, février 2016, CSNAD à Paris, Nouveau Théâtre de Montreuil
TUE, HAIS QUELQU’UN DE BIEN, décembre 2015, CNSAD à Paris, Anis Gras
LES MASQUES NOIRS, décembre 2014, CNSAD à Paris
DOPPLER, mars 2013, Rockcafé à Prague CHEZ LOO, septembre 2012, Meetfactory à Prague ABSINTHE, mai 2012, Disk à Prague
LE FOYER, novembre 2011, Akademia Teatralna à Varsovie

PERFORMANCES, LECTURES
LES IMMOBILES, février 2016, Roxy NOD à Prague
LE CENDRE DE PINOCCHIO, octobre 2015, Palac Akropolis à Prague
PLIURE, mai 2015, Palais des Beaux Arts à Paris JE PARS DEUX FOIS, mars 2015, Venuse ve Svehlovce à Prague

CREATIONS AUDIO
MUSEES SONIQUES, avril 2015 – avril 2017, Musée de Cluny et Musée du Louvre à Paris LES CONTES DE W. ALLEN, septembre 2009, Editions Tympanum à Prague

CONCERTS
ESTREMO D’OMBRA, octobre 2015, Piccolo Teatro Arsenale, Biennale de Venise

Joe Cave / musicien et créateur sonore
Projets : Suis-je donc…?

BIO

Après avoir obtenu une licence de Musique à l’Université Lumière Lyon 2, il intègre le Master Création Musicale et Sonore à l’Université Paris 8 où il suit notamment les cours de composition de José Manuel Lopez Lopez et les cours d’analyse musicale de Jean-Paul Olive.
Ses projets de composition incluent des collaborations avec différents artistes. Il travaille notamment avec le collectif Jack&Bill pour l’installation Lux Delux en 2010 à Paris. À Brighton et à Londres, en 2011, il compose la musique de la création chorégraphique de Maeva Berthelot, A Postcard of the Absolute : 15 minutes of Infinity, en partenariat avec le Hofesh Schechter Company. En 2014, il intègre Le Bouc Sur Le Toit pour le projet Les putains se perdent à être peintes. En parallèle, il écrit un arrangement vocal pour l’Ensemble Perspectives lors d’une résidence à l’Abbaye de Royaumont. Il travaille depuis 2012 avec le collectif GONGLE sur des projets d’expérimentations sociales et théâtrales. Leur dernier projet, Le terrain des négociations, à été créé au Nouveau Théâtre de Montreuil en juin 2016.
En 2016, il participe à plusieurs résidences pour réaliser et enregistrer ses compositions musicales comme à la Little Red Schoolhouse, à Eden, en Caroline du Nord, à l’invitation de l’artiste Sylvain Couzinet Jacques, ou bien à la Métive, dans la Creuse, pour enregistrer un E.P. avec la chanteuse Aurélie Miermont. En 2016/2017, il est en résidence à la Cité internationale des arts à Paris.

Mathieu Courtaillier / créateur lumière, vidéo et scénographie
Projets : Suis-je donc…?

BIO

Âgé de 33 ans, Mathieu Courtaillier travaille comme créateur lumière depuis 2000. En 2004, il crée la lumière des Muses Orphelines de Marc-Michel Bouchard, mise en scène Didier Brengarth (2 nominations aux Molières – Molière de la révélation). Il poursuit sa lancée avec la création lumière de Moi aussi je suis Catherine Deneuve de Pierre Notte, mise en scène Jean-Claude Cotillard (3 nominations aux Molières 2006 – Molière du meilleur spectacle), de Romance de David Mamet, mise en scène Pierre Laville (2 nominations aux Molières) et en 2007 Les couteaux dans le dos de Pierre Notte (Prix de l’Adami).
Par la suite, il travaille avec de nombreux metteurs en scènes dont Jean-Claude Cotillard (Diagnostic de Daniel Pennac), Claire Fretel (notamment Araberlin de Jalila Baccar, 1er prix Paris jeune talent, et C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde au Théâtre du Rond Point), William Mesguich, Daniel Mesguich (notamment La lettre des Sables, musique de Christian Lauba, à l’Opéra de Bordeaux), Guillaume Barbot (Club 27, Prix de la presse, La Manufacture en Avignon), Miléna Vlach (Jaurès de Jérôme Pelissier, à la Cartoucherie) et Rémi Lambert (Ombul à la friche La Belle de Mai de Marseille). En plus des créations lumières, depuis 2011, il travaille aussi sur la scénographie et/ou la vidéo de différents spectacles comme pour D’autres vies que la mienne, mise en scène Tatiana Werner, à la Manufacture des Abbesses.
Il signe les lumières de trois spectacles au sein de la compagnie La TraverScène : Les contes de la petite fille moche (2008, Prix Envie d’agir) et Je ne suis pas ta chose (2010), mise en scène Patricia Koseleff, puis Hänsel & Gretel – La faim de l’histoire (2013, à la MAC de Créteil), mise en scène Julien Daillère.

Juline Darde Gervais / scénographe
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien / Suis-je donc…?

BIO

Diplômée des Arts Décoratifs de Paris en design de vêtement, Juline Darde Gervais enrichit sa pratique au sein de nombreux projets dans le spectacle vivant. Vision organique et pluridisciplinaire, elle convoque plusieurs démarches autour d’une approche scénique. Elle fait osciller son travail entre celui d’une costumière scénographe et d’une photographe plasticienne.
« Corps », « Costume », « Décor » sont des matières performatives à questionner ensemble à différentes échelles et à chorégraphier par l’image déclinée sous plusieurs formes.
Elle poursuit un travail régulier avec la metteur en scène Linda Duskova depuis 2014 en lien avec la scénographie, le costume et la photographie (Das ist die Galerie, Les masques noirs, Tue, hais quelqu’un de bien). Elle a travaillé pour la Philharmonie de Paris comme costumière (Concert pour un roi fou par Georg Nigl). Elle a collaboré avec l’artiste plasticien et metteur en scène Théo Mercier sur la création costume du spectacle La fille du collectionneur au théâtre de Nanterre les Amandiers. Elle est chef costumière sur le court-métrage Mulette de Lara Hirzel. Elle a parallèlement assisté Marguerite Bordat (Richesse pauvreté, homme et bête mis en scène de Pascal Kirsh au Studio Théâtre de Vitry) et la chef costumière Anaïs Guglielmetti sur le long-métrage Sun de Jonathan Desoindre.
Site internet : julinedardegervais.com

Simon Fritschi / créateur lumière
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien

BIO

En cours.

Lara Hirzel / scénographe
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien

BIO

Après une classe préparatoire en lettres classique, Lara Hirzel étudie à la Fémis au sein du département décor entre 2008 et 2012. Elle pratique parallèlement la recherche en Histoire de l’art de la Renaissance à l’université Paris 1. Elle est tour à tour iconographe pour le cinéma (Madame Bovary de Sophie Barthes, Le Jeune Karl Marx de Raoul Peck), scénographe (Je veux je veux, mis en scène par Sigrid Bouaziz et Valentine Carette, Das its die Galerie et Tue, hais quelqu’un de bien de Linda Duskova …), chef-décoratrice de nombreux courts-métrages (La jeunesse des loups garous de Yann Delattre, Le rêve d’Orphée de Maxence Vassilyevich, Les chemises ouvertes de Marie Loustalot, Low de Ludivine Large-Bessette, La Peur de Grégoire Pontécaille, Lolotte de Félix Thompson, Les Filles de la Côte-d’Azur d’Axel Victor, Et nous qui sommes paralysés de Sylvain Coisne …), assistante décoratrice (The Forbidden Room de Guy Maddin) mais aussi assistante d’artistes (de Khvay Samnang à NYC, ou encore de Pierre Leguillon au Musée de la Danse). En 2015, elle enseigne l’histoire des arts décoratifs au cinéma à Parsons School of Design Paris. Elle soutient en 2016 sa thèse de doctorat au sein de SACRe, intitulée Châteaux intérieurs, du théâtre de la mémoire aux espace imaginaire, thèse dans le cadre de laquelle elle réalise des courts-métrages expérimentaux ou de fiction sous la direction de Jean-Loup Bourget et de Jean-Charles Fitoussi. D’autre part, au théâtre, elle est notamment dramaturge des Évaporés de Delphine Hecquet (création 2017 au Studio Théâtre de Vitry). Elle enseigne actuellement à l’EHESS.

Grégoire de Lafond / créateur lumière
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien

BIO

A 17 ans, Grégoire de Lafond découvre le travail de la lumière en tant que bénévole sur un festival de théâtre en plein air en région PACA. Puis, il s’oriente d’abord vers une formation en vidéo au BTS Audiovisuel de Villefontaine. Il commence à travailler dès 2003 en tant que technicien lumière, tant pour le théâtre, la danse que le concert et l’évènementiel.
Au bout de 4 ans, il décide de se consacrer à la conception lumière pour le spectacle vivant et intègre la formation de régisseur de spectacle à l’ISTS à Avignon. Il fait alors la rencontre de Philippe Berthome lors d’un stage et décide de s’installer à Paris ou il l’assistera régulièrement sur de nombreux projets ; sur les opéras Melancholia de Stanislass Nordey, La Traviata de JeanFrançois Sivadier, L’affaire Tailleferre, Onéguine de Marie-Ève Signeyrole, Light Bird de Luc Peton, ainsi que sur des évènements comme Les Fêtes Maritimes de Douarnenez, l’éclairage de la Cathédrale d’Angers pour Les Accroches Coeurs, etc.

Par ailleurs, il intègre différentes compagnies en tant que concepteur lumière, avec
entre autres : la compagnie LE TEMPS QU’IL FAUT de Pierre Yves Chapalain ; La Lettre, La Fiancée de Barbe Bleue, Absinthe, La Brume du soir, Outrage. La compagnie DLR2 de Pierre Marie Baudoin ; Fritz Bauer, Médée, et Jimmy Savile, Le Syndrome Karachi ou encore La compagnie des ANIMAUX EN PARADIS de Léo Cohen Paperman ; L’histoire de Léa, Petits et Grands, Le Crocodile, La Bouche pleine de terre et Forge. Enfin, il intègre en 2015 le Birgit Ensemble sur la création de Pour un Prélude et conçoit la lumière de Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes pour Avignon In 2017.

David Lelièvre / comédien
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien

BIO

Formé au Conservatoire d’art dramatique (CNR) de Rennes et à l’Atelier International de Théâtre-Blanche Salant à Paris, David Lelievre s’investit sur le long terme auprès d’auteurs-metteurs en scène aux propositions fortes et originales.
Il prend part à toutes les créations de l’auteure dramatique et metteure en scène Mythèse Morillon de 2000 à 2005 au Théâtre Le Canal – Redon avec la compagnie À fleur de mots, collabore au travail de recherche d’Elisa Ghertman, plasticienne, poétesse et metteure en scène entre 2006 et 2010 au sein de la compagnie Déborde moi (Dedans, dehors et là et Ceux qui viennent à l’Espace 89 de Villeneuve-la-Garenne).
En 2010, il participe à la performance Répétition/Rétrospective de Dora Garcia au Théâtre National de Chaillot dans le cadre de la FIAC. Il joue également dans la mise en scène de Léo Reynaud d’Une jeune fille et un pendu de Philippe Gauthier, et dans Yvonne, princesse de Bourgogne de Gombrowicz, mise en scène de Wieland Amand.
En 2011, il rencontre le metteur en scène biélorusse Nikita Gouzovsky, fondateur du Zagigaï Kollektiv, et prendra part à sa première création au Théâtre du Soleil (festival Premiers Pas), Il y en a même qui n’ont jamais rêvé. Il sera ensuite son Raskolnikov dans son adaptation de Crime et châtiment de F. Dostoïevski au Théâtre de Belleville en 2015.
En 2014, il crée à La Loge Bovary, seul en scène très librement adapté de l’œuvre de Flaubert et dirigé par Mathieu Huot.
C’est en 2015 qu’il rencontre Linda Duskova et collabore à son travail de recherche sur Tue, hais quelqu’un de bien.
En 2017-2018, il jouera dans Winterreise d’Elfriede Jelinek, misE en scène de Lucile Mary au Point Ephémère et au Théâtre de la Reine Blanche.

Frédéric Pickering / régisseur images
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien

BIO

En cours.

Mayya Sanbar / comédienne
Projets : Tue, hais quelqu’un de bien

BIO

Après une année de classe préparatoire artistique à l’ESAG-Penninghen, Mayya Sanbar entre au conservatoire du Xe arrondissement de Paris en 2007. Elle intègre l’Ecole du Jeu deux ans plus tard, dont elle sort diplômée en 2012.
En parallèle de ses études, elle joue dans plusieurs pièces et courts-métrages et dans l’Enjeu Pro une fois par mois au Centquatre pendant quatre ans.
Après une année au Liban en 2013, Mayya entame sa collaboration avec Clara Hédouin autour du projet Suspended Beirut. Elles s’intéressent aux lieux abandonnés de la capitale libanaise ainsi qu’aux différents exils qui la traversent.
Elle multiplie les stages avec de nombreux artistes comme Rachid Ouramdane, Caroline Guiela Nguyen, Stéphane Braunschweig ou Chloé Réjon.
En 2016, elle joue sous la direction de Linda Duskova dans Tue, Hais Quelqu’un de bien et Das ist die galerie au Nouveau Théâtre de Montreuil, et travaille sur Place de Tamara Al Saadi qui traite des constructions identitaires dans l’exil. Ensemble, elles animent également des ateliers autour de la construction des identités plurielles dans plusieurs classes de Seine Saint Denis.
Elle assiste actuellement Nina Villanova, metteure en scène associée du Théâtre Studio d’Alfortville sur TriumVirus, une création collective autour de la crise comme instrument de pouvoir.