Pour quelle raison compter nos coeurs ?

© La TraverScène, 2022

Solo coopératif de Julien Daillère
Complicité scénographique : Yolande Barakrok
Regard extérieur chorégraphique : Eun Young Lee
Spectacle conçu au fil d’actions de médiation-création avec des habitant·es du Puy-de-Dôme.

Avant-première : été 2023.
Première à l’automne 2023.

Partenaires : Cour des Trois Coquins – Scène Vivante, Ville de Clermont-Ferrand (63), Anis Gras – Le lieu de l’Autre à Arcueil (94), La Pie Folle à Aurières (63).
En recherche de partenaires (coproduction, résidence, ateliers de médiation-création, diffusion).

Dossier préparatoire disponible ici.

Note d’intention :

L’amour est-il devenu une compétence, un soft skill à travailler pour gagner en performance dans sa vie personnelle, spirituelle et professionnelle ? C’est la question qui peut surgir en observant le foisonnement de discours sur les vertus individuelles et collectives attribuées aujourd’hui à l’amour : sécrétion d’hormones positives, allongement de la durée de la vie, management plus efficace, protection du vivant… Il faut aimer, être aimé et s’aimer soi-même.
Que devient l’amour quand il est guetté, évalué, analysé, conditionné, coaché, enseigné dans un objectif utilitariste ?
En suivant la pensée de Blaise Pascal, peut-on volontairement aimer, comme on déciderait de croire en Dieu, par intérêt ?

La préparation de ce spectacle, au fil d’actions de médiation-création avec des groupes d’habitant·es du Puy-de-Dôme, a pour objectif de rassembler différents points de vue et expériences d’aujourd’hui sur l’amour, pour prolonger cette réflexion et en proposer un partage sensible. Car si la raison peut encourager à aimer, l’amour est d’abord une affaire de cœur.

La forme sera un solo coopératif au cours duquel Julien Daillère invitera les personnes présentes à réaliser certains effets scéniques accompagnant les séquences du spectacle. Lors de précédents solos, le public a notamment participé à l’éclairage (lampes-torches des téléphones portables et filtres de couleurs), à l’atmosphère sonore (voix, percussions, clés), aux dialogues (par amplification d’une conversation téléphonique en direct), etc.

Le lien avec Blaise Pascal apparaîtra ponctuellement, à plusieurs niveaux :
dans le processus de création (pensées éparses à rassembler ensuite)
sur certaines réflexions liées à l’amour dans la pensée de Blaise Pascal et de son temps : directement (ex : Discours sur les passions de l’amour ou sur l’amour de soi dans Les pensées) ou indirectement (ex : l’idée du pari)
sur des lien avec la biographie de Blaise Pascal