compagnie de théâtre La Traverscène
  Compagnie La Traverscène
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théâtre, compagnie, spectacle
Accès Pro / Nos créations / Je ne suis pas ta chose

La création de Je ne suis pas ta chose se fera fin 2010, en coproduction avec le Théâtre Daniel Sorano de Vincennes pour une série de trente représentations.
Au-delà des collectivités et partenaires institutionnels qui nous font déjà confiance, la compagnie recherche encore des structures pour accompagner ce projet, en résidence, coproduction ou préachat avec des représentations.

Pour télécharger le dossier PDF qui reprend la présentation en ligne ci-dessous : cliquez ici!
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Projet - Calendrier - Notes d'intentions - Resumé - TexteActions en lien avec la pièceContact
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 LE PROJET 

Une petite fille et ses parents s’apprêtent à partir en vacances à la neige. Sur le chemin, ils s’arrêteront chez la grand-mère qui vit seule au bas de la montagne pour l’emmener dans sa future maison de retraite.
Mais quand ils arrivent, elle a changé d’avis !


Cette pièce de théâtre reprend le personnage d’Océane, des Contes de la petite fille moche. C’est la même équipe qui se retrouve pour travailler sur cette nouvelle création de la compagnie La Traverscène, avec l’arrivée de deux nouveaux comédiens.

A nouveau en jeu masqué, cette pièce alternera entre des scènes de la vie quotidienne et des bascules oniriques où les spectateurs pourront découvrir les personnages d’une manière plus poétique.

Durée : une heure
Public : tout public dès 8 ans
Texte - Julien Daillère
Mise en scène - Patricia Koseleff
Conseiller sur le projet - Rémy Cortési
Jeu - Julien Daillère, Julie Deliquet, François Perrin
Je ne suis pas ta chose
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 CALENDRIER 

Juin 2010 :
Juillet 2010 :
Août 2010 :
Sept 2010 :
Oct 2010 :
Nov 2010 :
Déc 2010 :
Janv 2011 :
Févr 2011 :
Répétitions locaux ou résidence possible
Création des décors et costumes
Création des décors et costumes
Répétitions locaux ou résidence possible
Répétitions + création lumière + résidence fin de mois possible
Représentations au Théâtre Daniel Sorano, Vincennes
Représentations au Théâtre Daniel Sorano, Vincennes
Représentations au Théâtre Daniel Sorano, Vincennes
Suite des représentations lieux à déterminer

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 NOTE D'INTENTION / AUTEUIR

Au départ, il y a cette phrase : « Je ne suis pas ta chose », écrite sans ponctuation sur une feuille. Je l’entends alors comme un cri d’enfant à sa mère, un refus de lui appartenir. J’ai envie de parler de ça, de cette confrontation dès l’enfance à l’aliénation par un plus grand, un plus fort.
Pour cet enfant, je rappelle Océane, la petite fille moche de ma pièce précédente. Un peu plus âgée, disons dix ou onze ans. Et ses parents. Je commence à les écouter se parler, se disputer et finalement s’arranger. Une question se pose : Qui est la chose de qui ?
En fait, chacun est tour à tour la chose de l’autre. Tout tourne en rond, en vase clos. C’est une image intéressante mais je ne trouve pas de quoi en faire une pièce.

C’est alors qu’elle arrive, cette grand-mère, avec ses airs guillerets et ses pertes de mémoire. Et elle a tout fait basculer. Jusque là, l’équilibre tordu de cette petite famille montrait encore patte blanche. Les disputes n’avaient en surface que des enjeux anodins : le choix d’une robe, une assiette à finir… Chacun essaie bien de faire de l’autre sa chose à sa manière mais à chaque fois, il y a ce refus, ce sursaut de vie du « Je ne suis pas ta chose » et un renversement des rôles.
Et puis la voilà, elle, la grand-mère qui met sa mort dans la balance. La roue va s’arrêter de tourner, la grand-mère pourrait bien devenir la Chose par excellence.
Et là on ne rigole plus.
Julien Daillère
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 NOTE D'INTENTION / METTEUR EN SCENE

"Je ne suis pas ta chose"…  On mesure déjà la brutalité du propos tenu ici sur la famille.
Pourtant le texte est fluide, l’action, quotidienne. L’enjeu est presque "naturel" dans nos sociétés : emmener Mamie en maison de retraite.
Paradoxe entre texte et sujet ?

Pas tant que ça… Car à lire de plus près, on distingue des moments bien étranges dans l’écriture : des échanges qui dérapent, l’inquiétant climat nocturne d’une voiture, le drôle de rêve d’une petite fille, ce paysage de neige où elle se couche, finalement…
"Je ne suis pas ta chose", c’est peut-être le faible cri d’une enfant qui pressent le danger au sein de sa famille "si tranquille".

Je tente… Déplier ce texte comme on déplierait un cerveau humain…. Trois espaces poreux, qui se déchirent le pouvoir :

•  L’espace narratif de l’enfant – le début et la fin, la scène de la voiture - elle observe les adultes, elle raconte et élabore son histoire… ce serait le MOI, conscience narrative de la petite fille : c’est l’auteur lui-même qui sculpte depuis sa propre histoire.

•  L’espace quotidien des appartements, échanges proprets où chacun retient son inquiétude et sa colère… je l’appellerai SURMOI, lieu social, policé, apparemment tranquille - sous haute tension.

•  L’espace poétique des "crises", quand les corps fusionnent, quand le dialogue devient monologue à plusieurs bouches, sans queue ni tête.  Il serait le ÇA, lieu des pulsions, des fusions, magma de la pensée nocturne et onirique, moments de "folie" poétique hésitant entre rêve et réalité.

Mon travail consisterait à éclairer ces trois espaces, les articuler, donner à voir ce mouvement poétique entre réalité et rêve-cauchemar, entre retenue et pulsion, donner à sentir cette lutte à mort qui ne peut se résoudre que dans la narration de l’écrivain-Océane. 

L’espace des crises serait marin, flou, inquiétant et magnifique, travail des corps, de la lumière, comme une peinture vivante, les êtres-poissons, colorés et mouvants, les carcasses abandonnées, l’eau sombre, mortelle et très douce.

L’espace de la narration serait cinématographique. Un film dans le théâtre. Témoignage de l’enfant qui construit sa propre fiction. L’image renvoie le public à sa posture de témoin.
Le rectangle de la toile apparaîtra trois fois: Océane dans une cabine "photomaton", le pare-brise de la voiture, le paysage de neige où elle se couche.
Ces moments filmés : une respiration dans le théâtre, un souffle entre la folie des séquences oniriques et la tension des scènes d’appartement.

Enfin, les demi-masques. Ils seront nécessaires pour lisser les traits. Car la famille d’Océane est "parfaitement normale", "esthétique". Une famille "Ricorée" qui implose sans faire d’histoires. Parfaite et monstrueuse. On choisirait des demi-masques de silicone légèrement colorés, juste assez pour créer le doute et la distance.

En somme, il s’agirait de profiter de ce texte trouble pour concevoir un spectacle poétique, corporel, musical. Merveilleux comme un conte. Monstrueux comme un conte.

Patricia Koseleff
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 RESUME

Tableau 1 : Le départ
Océane est une fillette d’une dizaine d’années. Elle s’apprête à partir en vacances à la neige avec ses parents, Bernard et Monique. La petite famille fait ses bagages et Océane, comme à son habitude, va et vient entre son père et sa mère, les détournant sans cesse de leurs activités en attirant l’attention sur elle. Aujourd’hui, ses parents sont plus préoccupés qu’à l’habitude et, même s’ils n’en parlent guère, ils pensent à la même chose : la grand-mère. Son fils et sa belle-fille l’ont finalement convaincue : elle doit entrer en maison de retraite. Alors, sur le chemin des vacances, ils s’arrêteront chez elle, au bas de la montagne, pour procéder au déménagement. Mais les doutes et la culpabilité se font de plus en plus pesants.
Autour d’une valise qui n’en finit pas de se faire et se défaire, la tension monte. Et quand Océane insiste pour emporter sa robe d’été préférée contre la volonté de sa mère, c’en est trop : la dispute éclate dans un duel fusionnel entre mère et fille. Le père s’inquiète : il est l'heure de partir.

Tableau 2 : L'aller
Dans la voiture, Océane s'endort rapidement tandis que Bernard et Monique essaient de rassembler tous les arguments qui vont dans leur sens : Claude, la mère de Bernard, ne peut définitivement pas rester chez elle. La maison de retraite est la seule solution possible. Leur discussion bascule peu à peu dans l'absurde jusqu'à un point de tension qui réveille Océane en plein cauchemar.

Tableau 3 : L'arrivée chez la grand-mère
Océane part immédiatement jouer dans le grenier. Claude, la grand-mère, arrive un gâteau à la main. Elle est toute guillerette. Personne n'ose parler du déménagement prévu pour le lendemain. Lorsque Monique part à la recherche d'Océane, Bernard et Claude continuent à discuter de tout et de rien jusqu'à ce que Bernard évoque le départ pour la maison de retraite. Mais Claude a changé d'avis, elle ne veut plus y aller.
Alors que la discussion tourne à la dispute, Claude fait une chute sur le sol. Monique revient et constate le désarroi de Bernard devant sa mère, incapable de se relever, perdant l'esprit. Il décide finalement de l'emmener à l'hôpital.

Tableau 4 : Le retour chez la grand-mère
Tard dans la nuit, de retour de l'hôpital où ils ont laissé la grand-mère, la petite famille est très éprouvée. Alors qu'Océane est partie dormir, les parents reviennent sur cette soirée cauchemardesque. Une dispute éclate. Océane revient alors vers eux. Elle essaie d'attirer leur attention, en vain. Tout tourne à ce moment-là autour de la grand-mère et de la culpabilité des adultes. Elle n'a aucune prise sur ce qui est en train de se passer. Elle en est exclue.

Tableau 5 : Le nouveau départ
Alors qu’elle retourne se coucher, Océane éprouve, peut-être pour la première fois, un très fort sentiment de solitude. C'est un moment charnière pour cette fillette que les parents entourent d’habitude d’une attention permanente et angoissée. Cette nuit-là, elle fait un rêve étrange.
Le lendemain, Océane décide de partir seule pour marcher dans la neige. Vite rattrapée par ses parents, ce début d'escapade, comme un avant goût de liberté, n'en reste pas moins un événement qui modifiera profondément le rapport de la fillette avec ses parents.
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 LE TEXTE 

Une première version du texte est achevée. La version définitive est en cours d’écriture.
Les moments des « bascules oniriques », notamment, évolueront encore beaucoup, lors des répétitions. C’est en effet par le travail du corps, avec les comédiens, que nous trouverons les sons et les images qui nous permettront de partager au mieux, avec les spectateurs, la poésie de ces moments.

Pour recevoir le texte dans son état actuel, contactez Julien DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere ( a ) gmail.com
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 ACTIONS EN LIEN AVEC LA PIECE 

Dans la continuité de notre démarche autour des Contes de la petite fille moche, nous proposerons aux structures qui accueilleront les représentations de Je ne suis pas ta chose de créer des actions en lien avec cette pièce de théâtre.
Les deux thèmes principaux pour ces actions sont "la liberté d'être soi-même" et "la communication entre les générations".
Comme précédemment, il s’agira de discussions-débats, d’ateliers théâtre, et d’ateliers d’écriture. Les publics concernés sont principalement les enfants et les personnes âgées.
Des documents présentant les actions déjà menées autour des Contes de la petite fille moche sont disponibles dans la page consacrée à cette pièce dans la rubrique "Accès Pro".
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 CONTACT 

Contact Pro Création / Presse : Julien DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere ( a ) gmail.com
(commandes de créations, conseil sur animations autour du spectacle, visuels & matériel de communication...)

Contact Pro Diffusion : L'atelier d'en Face
(devis, plan de tournée, invitations aux représentations...)
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