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Accès Pro / Nos créations / Je ne suis pas ta chose

La création de Je ne suis pas ta chose se fera en novembre 2010, en coproduction avec le Théâtre Daniel Sorano de Vincennes pour une série de trente représentations.
Le projet bénéficie également de l'aide à la création théâtrale du Conseil général du Val-de-Marne et de l'aide d'Arcadi dans le cadre des Plateaux Solidaires.

Pour télécharger le dossier PDF qui reprend la présentation en ligne ci-dessous : cliquez ici!
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 LE PROJET 

Une petite fille et ses parents s’apprêtent à partir en vacances à la neige. Sur le chemin, ils s’arrêteront chez la grand-mère qui vit seule au bas de la montagne pour l’emmener dans sa future maison de retraite.
Mais quand ils arrivent, elle a changé d’avis !


Après Les contes de la petite fille moche, Océane nous invite à découvrir, dans un voyage entre rêve et réalité, la famille d’où elle vient.


Cette pièce de théâtre reprend le personnage d’Océane, des Contes de la petite fille moche. C’est la même équipe qui se retrouve pour travailler sur cette nouvelle création de la compagnie La Traverscène, avec l’arrivée de deux nouveaux comédiens.

A nouveau en jeu masqué, cette pièce alternera entre des scènes de la vie quotidienne et des bascules oniriques où les spectateurs pourront découvrir les personnages d’une manière plus poétique.

Durée : une heure
Public : adultes et enfants à partir de 10 ans

Pour les bios des membres de l'équipe : voir la page "Equipe" de ce site.
Texte - Julien Daillère
Mise en scène - Patricia Koseleff
Conseiller sur le projet - Rémy Cortési
Jeu - Julien Daillère, Laure Pagès, François Perrin
Scénographie : Mioko Tanaka
Lumières : Mathieu Courtaillier
Costumes : Ippei Hosaka
Masques : Jean-Lou David
Je ne suis pas ta chose
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 CALENDRIER 

Création : de février à novembre 2010

Premières le samedi 20 novembre 2010 à 16h00 et à 20h45.

Représentations : Du 20 novembre au 23 décembre 2010.
Jeudi et vendredi à 20h45.
Samedi à 16h00 et 20h45.
Dimanche à 16h00.
Mardi 21, mercredi 22 et jeudi 23 décembre à 16h00.

Théâtre Daniel Sorano
16, rue Charles Pathé - 94300 Vincennes
RER A : "Vincennes" / M° 1 : "Château de Vincennes"
Réservations : 01 43 74 73 74

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 NOTE D'INTENTION / AUTEUIR

Au départ, il y a cette phrase : « Je ne suis pas ta chose », écrite sans ponctuation sur une feuille. Je l’entends alors comme un cri d’enfant à sa mère, un refus de lui appartenir. J’ai envie de parler de ça, de cette confrontation dès l’enfance à l’aliénation par un plus grand, un plus fort.
Pour cet enfant, je rappelle Océane, la petite fille moche de ma pièce précédente. Un peu plus âgée, disons dix ou onze ans. Et ses parents. Je commence à les écouter se parler, se disputer et finalement s’arranger. Une question se pose : Qui est la chose de qui ?
En fait, chacun est tour à tour la chose de l’autre. Tout tourne en rond, en vase clos. C’est une image intéressante mais je ne trouve pas de quoi en faire une pièce.

C’est alors qu’elle arrive, cette grand-mère, avec ses airs guillerets et ses pertes de mémoire. Et elle a tout fait basculer. Jusque là, l’équilibre tordu de cette petite famille montrait encore patte blanche. Les disputes n’avaient en surface que des enjeux anodins : le choix d’une robe, une assiette à finir… Chacun essaie bien de faire de l’autre sa chose à sa manière mais à chaque fois, il y a ce refus, ce sursaut de vie du « Je ne suis pas ta chose » et un renversement des rôles.
Et puis la voilà, elle, la grand-mère qui met sa mort dans la balance. La roue va s’arrêter de tourner, la grand-mère pourrait bien devenir la Chose par excellence.
Et là on ne rigole plus.
Julien Daillère
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 NOTE D'INTENTION / METTEUR EN SCENE

« Je ne suis pas ta chose »…  On mesure déjà la brutalité du propos tenu ici sur la famille.
Pourtant le texte est fluide, l’enjeu, presque « naturel » dans nos sociétés : emmener Mamie en maison de retraite.
Paradoxe entre texte et sujet ?

Pas tant que ça… Des moments bien étranges apparaissent dans l’écriture : échanges qui dérapent, l’inquiétant climat nocturne d’une voiture, le drôle de rêve d’une petite fille, ce paysage de neige où elle se couche, finalement…

« Je ne suis pas ta chose », c’est peut-être le faible cri d’une enfant qui pressent le danger au sein de sa famille.
 
Je tente… Déplier ce texte comme la pensée intime de l’enfant. Trois espaces poreux, qui se partagent le pouvoir :

•    L’enfant raconte – Elle témoigne - voix off au début et à la fin - regard - scène de la voiture – conscience narrative de l’enfant - auteur

•    Scènes d’appartement - chez les parents ou la grand-mère, échanges familiaux proprets. L’étau des règles sociales, le surmoi, retient le flot des pulsions – angoisses, violences, cris.

•    Les « fusions » quand le barrage s’écroule, le flot se libère, les corps fusionnent, les paroles se mêlent, magma d’une pensée nocturne et onirique.


Articuler ces trois espaces.

Mon fil narratif : l’enfant se raconte. Des images glissées dans le décor, incongrues, impromptues, têtes qui nous regardent, photos d ‘une identité qui s’élabore, entre la tension familiale et la folie des « fusions ».

Appartements : des squelettes de meubles, des leurres de valises, de bibelots. Décor familier et abstrait. Il suffit de les déplacer pour qu’on bascule dans l’univers des fusions.

Fusions : univers marin, inquiétant et magnifique, travail des corps, de la lumière, peinture en mouvement, les êtres-poissons à plusieurs têtes se meuvent entre les carcasses abandonnées. L’eau sombre, très douce.

Demi-masques en silicone légèrement colorés. Nécessaires pour lisser les traits de cette famille « parfaitement normale ».

Ce texte est trouble : notre création sera corporelle et musicale.

Monstrueuse comme un conte. Belle et poétique comme un conte.

Patricia Koseleff
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 NOTE D'INTENTION / SCENOGRAPHE

Dans le texte « Je ne suis pas ta chose », j’ai découvert un univers étrange, un kaléidoscope plutôt sombre avec cependant une certaine chaleur dans les liens qui unissent les personnages. Derrière la violence, c'est le désir qu'ils ont de vivre ensemble.

Cette chaleur, c'est aussi la lumière que porte en eux les personnages, à commencer par Océane, cette petite fille dans laquelle chacun peut se retrouver.

L'univers de cette pièce est à la fois insaisissable et solide. Il est insaisissable dans la mesure où il évolue sans cesse : tout coule et change entre les personnages. Il est également solide par les liens très forts qui unissent les différents membres de cette famille.

Finalement, en s’attirant, se bousculant et s’emmêlant de plus en plus, les personnages cuisinent une aquarelle aux teintes marines.

Voilà les différents ingrédients de cette cuisine :

•    Un univers aquatique : une palette de bleus marins, une matière qui lie, filtre et mêle les choses.          
•    Un aquarium : des personnages qui ne pensent qu'à nager en vase clos.
•    Une petite lumière blanche : la lumière intérieure en chacun, qui grandit peu à peu face au bleu sombre environnant.

Ces trois principaux ingrédients, les trois facettes de cet univers, apparaissent, disparaissent et cherchent un équilibre précaire, un dosage qui évolue avec les rapports des personnages entre eux.
 
Et puis un nappage : comme une surface d’eau faite de drapés, de peau, de tissu tendu, qui marque la frontière d'un individu à l'autre et qui cache les mots au fond du corps.
 
Et enfin quelques épices...
- le rond, forme fermée et finie.
- l'élasticité des matériaux, qui tirent, s'éloignent et se rapprochent.
- des cadres dont la structure contraste avec la fluidité, la fusion, la mer...
- des objets instables, tronqués, car peut-être usés ou peut-être pas encore terminés.

A travers ma scénographie, je cherche la recette de cette cuisine. Je veux inviter le public à chercher ce fond de vérité que les personnages ne disent pas.

Mioko Tanaka
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 RESUME

Tableau 1 : Le départ
Océane est une fillette d’une dizaine d’années. Elle s’apprête à partir en vacances à la neige avec ses parents, Bernard et Monique. La petite famille fait ses bagages et Océane, comme à son habitude, va et vient entre son père et sa mère, les détournant sans cesse de leurs activités en attirant l’attention sur elle. Aujourd’hui, ses parents sont plus préoccupés qu’à l’habitude et, même s’ils n’en parlent guère, ils pensent à la même chose : la grand-mère. Son fils et sa belle-fille l’ont finalement convaincue : elle doit entrer en maison de retraite. Alors, sur le chemin des vacances, ils s’arrêteront chez elle, au bas de la montagne, pour procéder au déménagement. Mais les doutes et la culpabilité se font de plus en plus pesants.
Autour d’une valise qui n’en finit pas de se faire et se défaire, la tension monte. Et quand Océane insiste pour emporter sa robe d’été préférée contre la volonté de sa mère, c’en est trop : la dispute éclate dans un duel fusionnel entre mère et fille. Le père s’inquiète : il est l'heure de partir.

Tableau 2 : L'aller
Dans la voiture, Océane s'endort rapidement tandis que Bernard et Monique essaient de rassembler tous les arguments qui vont dans leur sens : Claude, la mère de Bernard, ne peut définitivement pas rester chez elle. La maison de retraite est la seule solution possible. Leur discussion bascule peu à peu dans l'absurde jusqu'à un point de tension qui réveille Océane en plein cauchemar.

Tableau 3 : L'arrivée chez la grand-mère
Océane part immédiatement jouer dans le grenier. Claude, la grand-mère, arrive un gâteau à la main. Elle est toute guillerette. Personne n'ose parler du déménagement prévu pour le lendemain. Lorsque Monique part à la recherche d'Océane, Bernard et Claude continuent à discuter de tout et de rien jusqu'à ce que Bernard évoque le départ pour la maison de retraite. Mais Claude a changé d'avis, elle ne veut plus y aller.
Alors que la discussion tourne à la dispute, Claude fait une chute sur le sol. Monique revient et constate le désarroi de Bernard devant sa mère, incapable de se relever, perdant l'esprit. Il décide finalement de l'emmener à l'hôpital.

Tableau 4 : Le retour chez la grand-mère
Tard dans la nuit, de retour de l'hôpital où ils ont laissé la grand-mère, la petite famille est très éprouvée. Alors qu'Océane est partie dormir, les parents reviennent sur cette soirée cauchemardesque. Une dispute éclate. Océane revient alors vers eux. Elle essaie d'attirer leur attention, en vain. Tout tourne à ce moment-là autour de la grand-mère et de la culpabilité des adultes. Elle n'a aucune prise sur ce qui est en train de se passer. Elle en est exclue.

Tableau 5 : Le nouveau départ
Alors qu’elle retourne se coucher, Océane éprouve, peut-être pour la première fois, un très fort sentiment de solitude. C'est un moment charnière pour cette fillette que les parents entourent d’habitude d’une attention permanente et angoissée. Cette nuit-là, elle fait un rêve étrange.
Le lendemain, Océane décide de partir seule pour marcher dans la neige. Vite rattrapée par ses parents, ce début d'escapade, comme un avant goût de liberté, n'en reste pas moins un événement qui modifiera profondément le rapport de la fillette avec ses parents.
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 LE TEXTE 

Une première version du texte est achevée. La version définitive est en cours d’écriture.
Les moments des « bascules oniriques », notamment, évolueront encore beaucoup, lors des répétitions. C’est en effet par le travail du corps, avec les comédiens, que nous trouverons les sons et les images qui nous permettront de partager au mieux, avec les spectateurs, la poésie de ces moments.

Pour recevoir le texte dans son état actuel, contactez Julien DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere ( a ) gmail.com
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 ACTIONS EN LIEN AVEC LA PIECE 

Dans la continuité de notre démarche autour des Contes de la petite fille moche, nous proposerons aux structures qui accueilleront les représentations de Je ne suis pas ta chose de créer des actions en lien avec cette pièce de théâtre.
Les deux thèmes principaux pour ces actions sont "la liberté d'être soi-même" et "la communication entre les générations".
Comme précédemment, il s’agira de discussions-débats, d’ateliers théâtre, et d’ateliers d’écriture. Les publics concernés sont principalement les enfants et les personnes âgées.
Des documents présentant les actions déjà menées autour des Contes de la petite fille moche sont disponibles dans la page consacrée à cette pièce dans la rubrique "Accès Pro".
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 CONTACT 

Contact Pro Création / Presse : Julien DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere@gmail.com
(commandes de créations, conseil sur animations autour du spectacle, visuels & matériel de communication...)

Contact Pro Administration : En Votre Compagnie
Laurence SANTINI - 06 83 46 07 06 - administration@envotrecompagnie.fr

Contact Pro Diffusion : L'atelier d'en Face
(devis, plan de tournée, invitations aux représentations...)
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