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Compagnie
La Traverscène |
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LE
PROJET
Une petite fille et ses parents
s’apprêtent
à partir en vacances à la neige. Sur le chemin,
ils s’arrêteront chez la grand-mère qui
vit seule au bas de la montagne pour l’emmener dans sa future
maison de retraite.
Mais quand ils arrivent, elle a changé d’avis !
Cette pièce de théâtre reprend le
personnage d’Océane, des Contes de la petite fille
moche. C’est la même équipe qui se
retrouve pour travailler sur cette nouvelle création de la
compagnie La Traverscène, avec
l’arrivée de deux nouveaux comédiens.
A nouveau en jeu masqué, cette pièce alternera
entre des scènes de la vie quotidienne et des bascules
oniriques où les spectateurs pourront découvrir
les personnages d’une manière plus
poétique.
Durée : une heure
Public : tout public dès 8 ans
Texte - Julien
Daillère
Mise en scène - Patricia Koseleff
Conseiller sur le projet - Rémy Cortési
Jeu - Julien
Daillère, Julie Deliquet, François Perrin |
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CALENDRIER
Juin 2010 :
Juillet
2010 :
Août
2010 :
Sept 2010 :
Oct 2010 :
Nov 2010 :
Déc
2010 :
Janv 2011 :
Févr
2011 : |
Répétitions locaux ou résidence
possible
Création des
décors et costumes
Création
des décors et costumes
Répétitions locaux ou résidence
possible
Répétitions + création
lumière + résidence fin de mois possible
Représentations au
Théâtre Daniel Sorano, Vincennes
Représentations au Théâtre Daniel
Sorano, Vincennes
Représentations
au Théâtre Daniel Sorano, Vincennes
Suite des représentations lieux à
déterminer |
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NOTE D'INTENTION / AUTEUIR
Au départ, il y a cette phrase :
« Je ne suis pas
ta chose », écrite sans ponctuation sur une
feuille. Je l’entends alors comme un cri d’enfant
à sa mère, un refus de lui appartenir.
J’ai envie de parler de ça, de cette confrontation
dès l’enfance à
l’aliénation par un plus grand, un plus fort.
Pour cet enfant, je rappelle Océane, la petite fille moche
de ma pièce précédente. Un peu plus
âgée, disons dix ou onze ans. Et ses parents. Je
commence à les écouter se parler, se disputer et
finalement s’arranger. Une question se pose : Qui est la
chose de qui ?
En fait, chacun est tour à tour la chose de
l’autre. Tout tourne en rond, en vase clos. C’est
une image intéressante mais je ne trouve pas de quoi en
faire une pièce.
C’est alors qu’elle arrive, cette
grand-mère, avec ses airs guillerets et ses pertes de
mémoire. Et elle a tout fait basculer. Jusque là,
l’équilibre tordu de cette petite famille montrait
encore patte blanche. Les disputes n’avaient en surface que
des enjeux anodins : le choix d’une robe, une assiette
à finir… Chacun essaie bien de faire de
l’autre sa chose à sa manière mais
à chaque fois, il y a ce refus, ce sursaut de vie du
« Je ne suis pas ta chose » et un renversement des
rôles.
Et puis la voilà, elle, la grand-mère qui met sa
mort dans la balance. La roue va s’arrêter de
tourner, la grand-mère pourrait bien devenir la Chose par
excellence.
Et là on ne rigole plus.
Julien Daillère
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NOTE D'INTENTION / METTEUR EN SCENE
"Je ne suis pas ta chose"… On mesure
déjà
la brutalité du propos tenu ici sur la famille.
Pourtant le texte est fluide, l’action, quotidienne.
L’enjeu est presque "naturel" dans nos
sociétés : emmener Mamie en maison de retraite.
Paradoxe entre texte et sujet ?
Pas tant que ça… Car à lire de plus
près, on distingue des moments bien étranges dans
l’écriture : des échanges qui
dérapent, l’inquiétant climat nocturne
d’une voiture, le drôle de rêve
d’une petite fille, ce paysage de neige où elle se
couche, finalement…
"Je ne suis pas ta chose", c’est
peut-être le faible cri d’une enfant qui pressent
le danger au sein de sa famille "si tranquille".
Je tente… Déplier ce texte comme on
déplierait un cerveau humain…. Trois espaces
poreux, qui se déchirent le pouvoir :
• L’espace narratif
de
l’enfant – le début et la fin,
la
scène de la voiture - elle observe les adultes, elle raconte
et élabore son histoire… ce serait le MOI,
conscience narrative de la petite fille : c’est
l’auteur lui-même qui sculpte depuis sa propre
histoire.
• L’espace quotidien
des appartements, échanges proprets où
chacun
retient son inquiétude et sa colère…
je l’appellerai SURMOI, lieu social, policé,
apparemment tranquille - sous haute tension.
• L’espace
poétique des "crises", quand les corps
fusionnent, quand le dialogue devient monologue à plusieurs
bouches, sans queue ni tête. Il serait le
ÇA, lieu des pulsions, des fusions, magma de la
pensée nocturne et onirique, moments de "folie"
poétique hésitant entre
rêve et réalité.
Mon travail consisterait à éclairer ces trois
espaces, les articuler, donner à voir ce mouvement
poétique entre réalité et
rêve-cauchemar, entre retenue et pulsion, donner à
sentir cette lutte à mort qui ne peut se résoudre
que dans la narration de
l’écrivain-Océane.
L’espace des crises serait marin, flou, inquiétant
et magnifique, travail des corps, de la lumière, comme une
peinture vivante, les êtres-poissons, colorés et
mouvants, les carcasses abandonnées, l’eau sombre,
mortelle et très douce.
L’espace de la narration serait cinématographique.
Un film dans le théâtre. Témoignage de
l’enfant qui construit sa propre fiction. L’image
renvoie le public à sa posture de témoin.
Le rectangle de la toile apparaîtra trois fois:
Océane dans une cabine "photomaton",
le pare-brise de la voiture, le paysage de neige où elle se
couche.
Ces moments filmés : une respiration dans le
théâtre, un souffle entre la folie des
séquences oniriques et la tension des scènes
d’appartement.
Enfin, les demi-masques. Ils seront nécessaires pour lisser
les traits. Car la famille d’Océane est
"parfaitement normale", "esthétique". Une famille
"Ricorée" qui implose sans faire
d’histoires. Parfaite et monstrueuse. On choisirait des
demi-masques de silicone légèrement
colorés, juste assez pour créer le doute et la
distance.
En somme, il s’agirait de profiter de ce texte trouble pour
concevoir un spectacle poétique, corporel, musical.
Merveilleux comme un conte. Monstrueux comme un conte.
Patricia Koseleff
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RESUME
Tableau 1 : Le départ
Océane est une fillette d’une dizaine
d’années. Elle s’apprête
à partir en vacances à la neige avec ses parents,
Bernard et Monique. La petite famille fait ses bagages et
Océane, comme à son habitude, va et vient entre
son père et sa mère, les détournant
sans cesse de leurs activités en attirant
l’attention sur elle. Aujourd’hui, ses parents sont
plus préoccupés qu’à
l’habitude et, même s’ils n’en
parlent guère, ils pensent à la même
chose : la grand-mère. Son fils et sa belle-fille
l’ont finalement convaincue : elle doit entrer en maison de
retraite. Alors, sur le chemin des vacances, ils
s’arrêteront chez elle, au bas de la montagne, pour
procéder au déménagement. Mais les
doutes et la culpabilité se font de plus en plus pesants.
Autour d’une valise qui n’en finit pas de se faire
et se défaire, la tension monte. Et quand Océane
insiste pour emporter sa robe d’été
préférée contre la volonté
de sa mère, c’en est trop : la dispute
éclate dans un duel fusionnel entre mère et
fille. Le père s’inquiète : il est
l'heure de partir.
Tableau 2 : L'aller
Dans la voiture, Océane s'endort rapidement tandis que
Bernard et Monique essaient de rassembler tous les arguments qui vont
dans leur sens : Claude, la mère de Bernard, ne peut
définitivement pas rester chez elle. La maison de retraite
est la seule solution possible. Leur discussion bascule peu
à peu dans l'absurde jusqu'à un point de tension
qui réveille Océane en plein cauchemar.
Tableau 3 : L'arrivée chez la
grand-mère
Océane part immédiatement jouer dans le grenier.
Claude, la grand-mère, arrive un gâteau
à la main. Elle est toute guillerette. Personne n'ose parler
du déménagement prévu pour le
lendemain. Lorsque Monique part à la recherche
d'Océane, Bernard et Claude continuent à discuter
de tout et de rien jusqu'à ce que Bernard évoque
le départ pour la maison de retraite. Mais Claude a
changé d'avis, elle ne veut plus y aller.
Alors que la discussion tourne à la dispute, Claude fait une
chute sur le sol. Monique revient et constate le désarroi de
Bernard devant sa mère, incapable de se relever, perdant
l'esprit. Il décide finalement de l'emmener à
l'hôpital.
Tableau 4 : Le retour chez la grand-mère
Tard dans la nuit, de retour de l'hôpital où ils
ont laissé la grand-mère, la petite famille est
très éprouvée. Alors
qu'Océane est partie dormir, les parents reviennent sur
cette soirée cauchemardesque. Une dispute éclate.
Océane revient alors vers eux. Elle essaie d'attirer leur
attention, en vain. Tout tourne à ce moment-là
autour de la grand-mère et de la culpabilité des
adultes. Elle n'a aucune prise sur ce qui est en train de se passer.
Elle en est exclue.
Tableau 5 : Le nouveau départ
Alors qu’elle retourne se coucher, Océane
éprouve, peut-être pour la première
fois, un très fort sentiment de solitude. C'est un moment
charnière pour cette fillette que les parents entourent
d’habitude d’une attention permanente et
angoissée. Cette nuit-là, elle fait un
rêve étrange.
Le lendemain, Océane décide de partir seule pour
marcher dans la neige. Vite rattrapée par ses parents, ce
début d'escapade, comme un avant goût de
liberté, n'en reste pas moins un
événement qui modifiera profondément
le rapport de la fillette avec ses parents. |
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LE
TEXTE
Une première version du texte est achevée. La
version définitive est en cours
d’écriture.
Les moments des « bascules oniriques », notamment,
évolueront encore beaucoup, lors des
répétitions. C’est en effet par le
travail du corps, avec les comédiens, que nous trouverons
les sons et les images qui nous permettront de partager au mieux, avec
les spectateurs, la poésie de ces moments.
Pour recevoir le texte dans son
état actuel, contactez Julien
DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere ( a )
gmail.com |
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ACTIONS EN LIEN
AVEC LA PIECE
Dans la
continuité de notre démarche autour des Contes
de la petite fille moche, nous
proposerons aux structures qui
accueilleront les représentations de Je ne suis
pas ta chose
de créer des actions en lien avec cette pièce de
théâtre.
Les deux thèmes principaux pour ces actions sont "la
liberté d'être soi-même" et "la
communication entre les
générations".
Comme
précédemment, il s’agira de
discussions-débats, d’ateliers
théâtre, et d’ateliers
d’écriture. Les publics concernés sont
principalement les enfants et les personnes âgées.
Des documents présentant les actions
déjà menées autour des Contes
de la
petite fille moche sont disponibles dans la page
consacrée
à cette pièce dans la rubrique "Accès
Pro".
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CONTACT
Contact Pro Création /
Presse : Julien DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere ( a )
gmail.com
(commandes
de créations, conseil sur animations autour du spectacle,
visuels & matériel de communication...)
Contact Pro Diffusion : L'atelier
d'en Face
(devis, plan de tournée,
invitations aux représentations...)
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