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Compagnie
La Traverscène |
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LE
PROJET
Une petite fille et ses parents
s’apprêtent
à partir en vacances à la neige. Sur le chemin,
ils s’arrêteront chez la grand-mère qui
vit seule au bas de la montagne pour l’emmener dans sa future
maison de retraite.
Mais quand ils arrivent, elle a changé d’avis !
Après Les contes de la petite fille moche,
Océane
nous invite à découvrir, dans un voyage entre
rêve et réalité, la famille
d’où elle vient.
Cette pièce de théâtre reprend le
personnage d’Océane, des Contes de la
petite fille
moche. C’est la même équipe
qui se
retrouve pour travailler sur cette nouvelle création de la
compagnie La Traverscène, avec
l’arrivée de deux nouveaux comédiens.
A nouveau en jeu masqué, cette pièce alternera
entre des scènes de la vie quotidienne et des bascules
oniriques où les spectateurs pourront découvrir
les personnages d’une manière plus
poétique.
Durée : une heure
Public : adultes et enfants à partir de 10 ans
Pour les bios des membres de l'équipe : voir la
page "Equipe" de ce site.
Texte - Julien
Daillère
Mise en scène - Patricia Koseleff
Conseiller sur le projet - Rémy Cortési
Jeu - Julien
Daillère, Laure Pagès, François Perrin
Scénographie : Mioko Tanaka
Lumières : Mathieu Courtaillier
Costumes : Ippei Hosaka
Masques : Jean-Lou David |
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CALENDRIER
Création : de février à novembre 2010
Premières le samedi 20 novembre 2010
à 16h00 et
à 20h45.
Représentations : Du 20 novembre au 23 décembre
2010.
Jeudi et vendredi à 20h45.
Samedi à 16h00 et 20h45.
Dimanche à 16h00.
Mardi 21, mercredi 22 et jeudi 23 décembre à
16h00.
Théâtre Daniel Sorano
16, rue Charles Pathé - 94300 Vincennes
RER A : "Vincennes" / M° 1 : "Château de Vincennes"
Réservations : 01 43 74 73 74
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NOTE D'INTENTION / AUTEUIR
Au départ, il y a cette phrase :
« Je ne suis pas
ta chose », écrite sans ponctuation sur une
feuille. Je l’entends alors comme un cri d’enfant
à sa mère, un refus de lui appartenir.
J’ai envie de parler de ça, de cette confrontation
dès l’enfance à
l’aliénation par un plus grand, un plus fort.
Pour cet enfant, je rappelle Océane, la petite fille moche
de ma pièce précédente. Un peu plus
âgée, disons dix ou onze ans. Et ses parents. Je
commence à les écouter se parler, se disputer et
finalement s’arranger. Une question se pose : Qui est la
chose de qui ?
En fait, chacun est tour à tour la chose de
l’autre. Tout tourne en rond, en vase clos. C’est
une image intéressante mais je ne trouve pas de quoi en
faire une pièce.
C’est alors qu’elle arrive, cette
grand-mère, avec ses airs guillerets et ses pertes de
mémoire. Et elle a tout fait basculer. Jusque là,
l’équilibre tordu de cette petite famille montrait
encore patte blanche. Les disputes n’avaient en surface que
des enjeux anodins : le choix d’une robe, une assiette
à finir… Chacun essaie bien de faire de
l’autre sa chose à sa manière mais
à chaque fois, il y a ce refus, ce sursaut de vie du
« Je ne suis pas ta chose » et un renversement des
rôles.
Et puis la voilà, elle, la grand-mère qui met sa
mort dans la balance. La roue va s’arrêter de
tourner, la grand-mère pourrait bien devenir la Chose par
excellence.
Et là on ne rigole plus.
Julien Daillère
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NOTE D'INTENTION / METTEUR EN SCENE
« Je ne suis pas ta chose »…
On mesure déjà la brutalité du propos
tenu ici sur la famille.
Pourtant le texte est fluide, l’enjeu, presque «
naturel » dans nos sociétés : emmener
Mamie en maison de retraite.
Paradoxe entre texte et sujet ?
Pas tant que ça… Des moments bien
étranges apparaissent dans l’écriture :
échanges qui dérapent,
l’inquiétant climat nocturne d’une
voiture, le drôle de rêve d’une petite
fille, ce paysage de neige où elle se couche,
finalement…
« Je ne suis pas ta chose », c’est
peut-être le faible cri d’une enfant qui pressent
le danger au sein de sa famille.
Je tente… Déplier ce texte comme la
pensée intime de l’enfant. Trois espaces poreux,
qui se partagent le pouvoir :
• L’enfant
raconte
– Elle témoigne - voix off au début et
à la fin - regard - scène de la voiture
– conscience narrative de l’enfant -
auteur
• Scènes
d’appartement - chez les parents ou la
grand-mère,
échanges familiaux proprets. L’étau des
règles sociales, le surmoi, retient le flot des pulsions
– angoisses, violences, cris.
• Les «
fusions
» quand le barrage s’écroule, le flot se
libère, les corps fusionnent, les paroles se
mêlent, magma d’une pensée nocturne et
onirique.
Articuler ces trois espaces.
Mon fil narratif : l’enfant se raconte. Des images
glissées dans le décor, incongrues, impromptues,
têtes qui nous regardent, photos d ‘une
identité qui s’élabore, entre la
tension familiale et la folie des « fusions ».
Appartements : des squelettes de meubles, des leurres de valises, de
bibelots. Décor familier et abstrait. Il suffit de les
déplacer pour qu’on bascule dans
l’univers des fusions.
Fusions : univers marin, inquiétant et magnifique, travail
des corps, de la lumière, peinture en mouvement, les
êtres-poissons à plusieurs têtes se
meuvent entre les carcasses abandonnées. L’eau
sombre, très douce.
Demi-masques en silicone légèrement
colorés. Nécessaires pour lisser les traits de
cette famille « parfaitement normale ».
Ce texte est trouble : notre création sera corporelle et
musicale.
Monstrueuse comme un conte. Belle et poétique comme un conte.
Patricia Koseleff
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NOTE D'INTENTION / SCENOGRAPHE
Dans le texte « Je ne suis pas ta chose »,
j’ai découvert un univers étrange, un
kaléidoscope plutôt sombre avec cependant une
certaine chaleur dans les liens qui unissent les personnages.
Derrière la violence, c'est le désir qu'ils ont
de vivre ensemble.
Cette chaleur, c'est aussi la lumière que porte en eux les
personnages, à commencer par Océane, cette petite
fille dans laquelle chacun peut se retrouver.
L'univers de cette pièce est à la fois
insaisissable et solide. Il est insaisissable dans la mesure
où il évolue sans cesse : tout coule et change
entre les personnages. Il est également solide par les liens
très forts qui unissent les différents membres de
cette famille.
Finalement, en s’attirant, se bousculant et
s’emmêlant de plus en plus, les personnages
cuisinent une aquarelle aux teintes marines.
Voilà les différents ingrédients de
cette cuisine :
• Un univers aquatique : une
palette de bleus marins, une matière qui lie, filtre et
mêle les
choses.
• Un aquarium : des personnages
qui ne pensent qu'à nager en vase clos.
• Une petite lumière
blanche : la lumière intérieure en chacun, qui
grandit peu à peu face au bleu sombre environnant.
Ces trois principaux ingrédients, les trois facettes de cet
univers, apparaissent, disparaissent et cherchent un
équilibre précaire, un dosage qui
évolue avec les rapports des personnages entre eux.
Et puis un nappage : comme une surface d’eau faite de
drapés, de peau, de tissu tendu, qui marque la
frontière d'un individu à l'autre et qui cache
les mots au fond du corps.
Et enfin quelques épices...
- le rond, forme fermée et finie.
- l'élasticité des matériaux, qui
tirent, s'éloignent et se rapprochent.
- des cadres dont la structure contraste avec la fluidité,
la fusion, la mer...
- des objets instables, tronqués, car peut-être
usés ou peut-être pas encore terminés.
A travers ma scénographie, je cherche la recette de cette
cuisine. Je veux inviter le public à chercher ce fond de
vérité que les personnages ne disent pas.
Mioko Tanaka
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RESUME
Tableau 1 : Le départ
Océane est une fillette d’une dizaine
d’années. Elle s’apprête
à partir en vacances à la neige avec ses parents,
Bernard et Monique. La petite famille fait ses bagages et
Océane, comme à son habitude, va et vient entre
son père et sa mère, les détournant
sans cesse de leurs activités en attirant
l’attention sur elle. Aujourd’hui, ses parents sont
plus préoccupés qu’à
l’habitude et, même s’ils n’en
parlent guère, ils pensent à la même
chose : la grand-mère. Son fils et sa belle-fille
l’ont finalement convaincue : elle doit entrer en maison de
retraite. Alors, sur le chemin des vacances, ils
s’arrêteront chez elle, au bas de la montagne, pour
procéder au déménagement. Mais les
doutes et la culpabilité se font de plus en plus pesants.
Autour d’une valise qui n’en finit pas de se faire
et se défaire, la tension monte. Et quand Océane
insiste pour emporter sa robe d’été
préférée contre la volonté
de sa mère, c’en est trop : la dispute
éclate dans un duel fusionnel entre mère et
fille. Le père s’inquiète : il est
l'heure de partir.
Tableau 2 : L'aller
Dans la voiture, Océane s'endort rapidement tandis que
Bernard et Monique essaient de rassembler tous les arguments qui vont
dans leur sens : Claude, la mère de Bernard, ne peut
définitivement pas rester chez elle. La maison de retraite
est la seule solution possible. Leur discussion bascule peu
à peu dans l'absurde jusqu'à un point de tension
qui réveille Océane en plein cauchemar.
Tableau 3 : L'arrivée chez la
grand-mère
Océane part immédiatement jouer dans le grenier.
Claude, la grand-mère, arrive un gâteau
à la main. Elle est toute guillerette. Personne n'ose parler
du déménagement prévu pour le
lendemain. Lorsque Monique part à la recherche
d'Océane, Bernard et Claude continuent à discuter
de tout et de rien jusqu'à ce que Bernard évoque
le départ pour la maison de retraite. Mais Claude a
changé d'avis, elle ne veut plus y aller.
Alors que la discussion tourne à la dispute, Claude fait une
chute sur le sol. Monique revient et constate le désarroi de
Bernard devant sa mère, incapable de se relever, perdant
l'esprit. Il décide finalement de l'emmener à
l'hôpital.
Tableau 4 : Le retour chez la grand-mère
Tard dans la nuit, de retour de l'hôpital où ils
ont laissé la grand-mère, la petite famille est
très éprouvée. Alors
qu'Océane est partie dormir, les parents reviennent sur
cette soirée cauchemardesque. Une dispute éclate.
Océane revient alors vers eux. Elle essaie d'attirer leur
attention, en vain. Tout tourne à ce moment-là
autour de la grand-mère et de la culpabilité des
adultes. Elle n'a aucune prise sur ce qui est en train de se passer.
Elle en est exclue.
Tableau 5 : Le nouveau départ
Alors qu’elle retourne se coucher, Océane
éprouve, peut-être pour la première
fois, un très fort sentiment de solitude. C'est un moment
charnière pour cette fillette que les parents entourent
d’habitude d’une attention permanente et
angoissée. Cette nuit-là, elle fait un
rêve étrange.
Le lendemain, Océane décide de partir seule pour
marcher dans la neige. Vite rattrapée par ses parents, ce
début d'escapade, comme un avant goût de
liberté, n'en reste pas moins un
événement qui modifiera profondément
le rapport de la fillette avec ses parents. |
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LE
TEXTE
Une première version du texte est achevée. La
version définitive est en cours
d’écriture.
Les moments des « bascules oniriques », notamment,
évolueront encore beaucoup, lors des
répétitions. C’est en effet par le
travail du corps, avec les comédiens, que nous trouverons
les sons et les images qui nous permettront de partager au mieux, avec
les spectateurs, la poésie de ces moments.
Pour recevoir le texte dans son
état actuel, contactez Julien
DAILLERE - 06 09 12 59 27 - j.daillere ( a )
gmail.com |
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ACTIONS EN LIEN
AVEC LA PIECE
Dans la
continuité de notre démarche autour des Contes
de la petite fille moche, nous
proposerons aux structures qui
accueilleront les représentations de Je ne suis
pas ta chose
de créer des actions en lien avec cette pièce de
théâtre.
Les deux thèmes principaux pour ces actions sont "la
liberté d'être soi-même" et "la
communication entre les
générations".
Comme
précédemment, il s’agira de
discussions-débats, d’ateliers
théâtre, et d’ateliers
d’écriture. Les publics concernés sont
principalement les enfants et les personnes âgées.
Des documents présentant les actions
déjà menées autour des Contes
de la
petite fille moche sont disponibles dans la page
consacrée
à cette pièce dans la rubrique "Accès
Pro".
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CONTACT
Contact Pro Création /
Presse : Julien DAILLERE - 06 09 12 59 27 -
j.daillere@gmail.com
(commandes
de créations, conseil sur animations autour du spectacle,
visuels & matériel de communication...)
Contact Pro Administration : En Votre Compagnie
Laurence SANTINI - 06 83 46 07 06 -
administration@envotrecompagnie.fr
Contact Pro Diffusion : L'atelier
d'en Face
(devis, plan de tournée,
invitations aux représentations...)
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